19 févr. 2012

French way

Élever ses enfants est de loin ce qui est de plus important pour tous parents, mais, de ce que je vois autour de moi, cela semble encore plus primordial aux States. Je ne reviens pas sur le positive thinking (genre tout ce que tu fais est génial, et que tout problème à une solution simple...) ni sur le good job dont j'ai à mainte reprises parlé, et que je ne pratique pas et dont je commence à voir les limites à l'école !

La mère américaine : celle qui élève ses enfants, parce que monsieur est un provider qui a comme rôle social de ramener des sous à la maison , DOIT réussir sa mission d'amener ses enfants à être des adultes responsables, éduqués, citoyens... SANS réprimander, punir, mettre des limites, crier. Bref mission impossible, et d’ailleurs elle n'y arrive pas, d’où son souci de trouver des solutions dans l'abondante littérature sur le sujet.(un problème = un bouquin), Mes enfants qui disent s'il te plait et merci (ils font aussi des bêtises, je vous rassure), sont considérés par les adultes (les autres enfants les considèrent comme des imbéciles) comme des grow models, et on me conseille régulièrement d'écrire un livre sur mes méthodes d'éducation.

L'an dernier souvenez-vous une américaine, d'origine Chinoise, jetait la zizanie dans la bien-pensance américaine en décrivant la supériorité de l'éducation à la dure asiatique par rapport au laxisme du modèle anglo-saxon ! Je vous en parlais .

Patatras désormais grâce à Paméla Druckerman, une américaine installée à Paris, nous sommes sous le feu des projecteurs et sommes considérés par cette dame comme les meilleurs éducateurs du monde. Selon cette dame les enfants Français restent à table (ils prennent leur repas à heure fixe), ne jettent pas la nourriture par terre, demandent poliment du rab, et ne sont pas le centre d'intérêt seul de leur mère. Et je crois que c'est en effet la différence essentielle entre les 2 styles d'éducation (car oui il y a une différence flagrante ) nous ne sommes pas des 24/7 (à savoir 24h/24, 7jours/7) entièrement dédiés à nos enfants. Nous avons une vie professionnelle qui ne nous culpabilise pas, et nous avons une vie de couple et/ou intime, qui ne regarde en aucun cas notre progéniture !
A la question de leur fils : tu ne vas t'habiller comme ça pour sortir ? Mes copines américaines trouvent cela charmant et se changent, mes copines Françaises et moi répondons que pas un homme, même pas leur père, ne nous dictent notre façon de nous habiller, et que donc ce ne sont pas des gamins qui vont nous donner des leçons.
En effet les enfants sont des enfants et restent à cette place.

A la fin de l'article l'auteur insiste tout de meme sur le fait que certaines choses chifonne la madame. Elle eleve ses enfants en se souciant des adultes qu'ils vont devenir. Mais tout le monde fait cela ! Dans toutes les societes les parents preparent leurs enfants a devenir des adultes. C'est bien pour cela que les modeles transculturels n'existent pas. Une education appartient a une societe, a un mode de pensee, a une histoire, a un pays. Elever ses enfants a l'americaine pour les faire devenir des adultes francais est idiot tout comme s'arcbouter sur des principes francais aux États-Unis (même si j'ai un mal de chien a lâcher..). A part en faire des adultes inadaptes socialement.
Las dans notre monde ouvert et ayant tendance a se dissoudre dans des modeles que l'on adapte pas mais que l'on copie moutonesquement, on a tendance a perdre ce qui fait notre force en tant qu'humain : l'adaptation naturelle a notre environnement.


En résumé cet article m'a énervée et du coup je rejoins Flo.

Chacun fais ce qu'il peut avec ce qu'il a,dans la société dans laquelle il évolu, et je vous livre ma devise : Avant d'avoir des enfants j'avais des principes, après j'ai eu des enfants !

Bises de Nath toujours surnommée le dragon dans la rue !

3 commentaires:

AdA a dit…

Visiblement vous avez lu un article de journal mais pas le livre.
L'article du Monde (comme celui du WSJ) se concentre sur un résumé avec un point de vue et, pour faire vendre -ou non-, il provoque.

Le bouquin est beaucoup plus nuancé. L'auteur parle de SON expérience. Elle a un enfant, elle habite Paris, elle découvre la maternité, les crèches, l'école maternelle, etc. Elle m'a donné l'impression d'apprécier beaucoup de choses dans le système français mais pas au point d'en être complètement aveugle, par exemple pour elle les classes vertes ont peut être du bon mais elle n'a encore jamais laissé ses enfants y aller.

Le bouquin vaut le coup d'être lu et d'être critiqué (et il y a matière à critiques) mais critiquer un article écrit par un journaliste qui ne résume pas mais prend un angle bien précis ne permet pas d'avancer très loin.

nathinphoenix a dit…

Hello Ada,
Vous avez parfaitement raison, je n'ai pas lu le livre. ce que je critique (si critique il y a ) ce n'est pas l'auteur mais l'article. Qui résume, qui raccourci et qui selon moi caricature un coté et l'autre. Je n'avance peut-être pas bien loin mais je n,ai pas la prétention de faire avancer quoique ce soit je donne un point de vue sur un blog (donc rien de bien scientifique). Je suis un peu une madame Michu de la blogosphère :).
Je vous remercie en tout cas de dire que l'article ne rend pas hommage au livre (que je ne cite pas). Ce qui me consterne c'est que de part et d'autre de l'atlantique, on se cherche des modèles absolus à suivre... Merci en tout cas de ce commentaire constructif. A bientôt !

coucou canada a dit…

Bah en matière d'éducation, tout le monde fait de son mieux et tout le monde fait ce qu'il peut. Bon allé je ne commente pas plus je n'ai pas de bambins, j'ai des chiens... Tu crois que je peux écrire un livre sur la façon d'éduquer les chiens a la française ?
Gros bisous
PS: Le chef est en cuisine et fait des homards en suivant une recette de ducasse pour ce soir ! Vous viendez manger ?
Elisacanada