30 mai 2008

licenciement express

Ah enfin elle nous parle de son coeur de metier... et bien oui il fallait bien un jour que l'on y arrive !

Alors pour toutes celles et ceux qui ne me connaissent pas depuis des lustres - quel manque doit etre le votre !- je travaille dans le domaine de l'emploi, a aider des gens a en retrouver un par differents moyens. Et donc j'explore le marche de l'emploi des que je suis a l'etranger...
Par exemple en Chine, pas de chomeurs, c'est pas admis par le parti !
En Russie, il y a deux piles : une d'offres, une de demandes, et on les met en concordance sans savoir si les deux coincident en termes de competences, mais de toute facon ce n'est pas grave le boulot c'est pas comme cela qu'on le trouve.

Et ainsi de suite, un jour j'ecrirais un livre dessus... Et ben c'est pas avec ce genre de sujet que je vais devanir riche, mais je m'egare...

Depuis quelques temps, je pose beaucoup de questions sur l'emploi aux states, sachant que je vais en chercher moi meme dans pas longtemps...
Les relations avec la hierarchie, la place de la femme dans le monde du travail quand elle a des enfants, le principe de duree legale du travail (si si mme Parisot ici aussi il y en a une !), etc, etc...
Le tout au Starbucks - j'arrive pas a arreter le frappucino !
Arrive S, avec une petite mine, qui nous dit que sa boite coule et qu'il va y avoir des licenciements dans tous les services.
Donc la conversation est lancee et toutes les filles presentes racontent leur histoire. Pas bien follichon, comme toujours des drames, des larmes, et un enorme coup au moral...

Et puis le plus sympa a mon sens, assorti du : tu sais ici c'est comme ca !

D travaille dans un grand centre de langues, est directrice, et me raconte que l'annee d'avant des liquidateurs sont venus. Ils s'enferment dans un bureau, et personne sait ce qui se passe... ambiance glauque, tout le monde espere que c'est son voisin qui va se faire virer, et puis s'en veut. La boule au ventre tous les jours, la pression qui monte... et le jour j.

Les liquidateurs appellent les gens les uns apres les autres, deux minutes d'entretien, une lettre et le collaborateur est proprement raccompagne a la porte par les flics... Comme un voleur !

A la difficulte psychologique du licenciement on rajoute la honte de l'accusation.

Sur un blog, une fille racontait que son mari a su qu'il etait vire un matin parce que son badge ne marchait pas... personne ne lui a rien dit, le gardien lui a tendu un carton avec ses affaires dedans, fin de l'histoire, rideau, au bout de deux ans de collaboration...

Alors oui, on retrouve tres vite du travail, oui l'avantage c'est qu'ici si on veut bosser on trouve...

Mais ou est passe le courage de faire proprement les choses, comment veut on que entreprise et salaries se reconcilient... la productivite humaine est tres basse Aux etats-unis, comment s'en etonner ? qui s'investit dans quoi ?

Et bien je crois que j'ai du pain sur la planche...

7 commentaires:

Corinne a dit…

Tu es sure de vouloir travailler ici... ? C'est ma premiere reaction.
Ca arrive regulierement ces histoires d'horreur, sans parler du fait que t'as les collegues qui te denoncent... un collegue de mon mari s'est fait virer car il s'etait enerve au tel avec sa compagnie d'assurance sante...(qui refusait de prendre en charge sa derniere operation, alors qu'ils etaient d'accord avant) parait que c'est pas une attitude a avoir dans l'entreprise...

Ariana Lamento a dit…

Salut! Et bien, je raconterai mon licenciement sur mon blog, if you don't mind, du seul "vrai" job que j'ai eu dans ce pays, (les concerts, ça compte pas, apparemment, mais ça rapporte!!!) parce que c'est le même genre, sauf que j'étais HYPER soulagée de partir!
Merci d'en parler, parce que si tout cela arrivait en France... bises!

nathinphoenix a dit…

Ah Corinne tu touches un point sensible... deja qu'en France avec mon caractere de chiotte, j'avais du mal alors ici... Donc je m'oriente plutot vers une profession liberale mais j'ai pas toutes les donnees...

J'attends avec impatience Ariana, et puis un concert c'est pas un job c'est vrai, parce que ca donne du plaisir aux gens, et apparement c'est pas la bonne definition ici...

Mais vous seriez tres tres etonnees de ce qui se passe en France !

Mary a dit…

C'est drole que tu parles de ton metier. Je me faisais justement la reflexion il y a quelques jours que personne (je dis bien personne) depuis que je suis ici, ne s'etait enquis de mon metier. Bon, je ne suis pas tres friande des conversations on on te pose la question au bout de 10 secondes pour te cataloguer. Mais moi je l'aime mon metier, et il me definit au moins en partie! C'est normal, je suis une femme ... et puis si j'ai suivi mon homme ici c'est que mon job etait pas tres interessant ... Enfin, bref!

nathinphoenix a dit…

Tiens pour toi c'est pareil alors ? mais bon tu as raison on ne peut pas faire des choses interessantes (ou qui rapportent je ne sais pas bien )car nous sommes des femmes et des expat... car a moi aussi on dit : come on enjoy, do you really need to work ? et bien oui !

Mais au fait c'est quoi ton metier ?

Bises a la fripouille...

Mireille a dit…

C'est vrai que la productivité ici est basse mais certains salaires sont tellement bas. Regarde les employés de WalMart, pour ne citer qu'eux, pour installer le rayon fleurs à l'extérieur du magasin, ils commencent en janvier pour avoir fini début mai, en France cela aurait pris une petite semaine voire 2 jours.....

Moi j'ai changé de métier en venant là et je suis 3 fois moins payé qu'en France mais je revis !!!!comme quoi !!!!

Lilychocolat a dit…

Coucou Nath... Je viens t'embeter un peu, je t'ai taguee sur mon blog, si ca te dit, viens donc y faire un tour! Bon week-end